L'assurance en cas de décès

Écrit par Datin. Publié dans Assurances des personnes

L'assurance en cas de trépas... :

Oui, je sais bien que vous n'aimez pas qu'on parle de la mort, mais que vous le vouliez ou non, ça fait partie de... la vie.
Mais d'abord, il me faut encore démystifier une fausse idée que vous avez tous dans la tête à propos de l'assurance sur la vie.
En effet, pour 99 % d'entre-vous, ce que vous appelez assurance vie, c'est l'assurance décès.
Et bien non, et Je m'en vas vous instructionner une bonne foi(s) d'Assurman pour toutes. 
L'assurance sur la durée de la vie humaine comporte deux sous-branches complètement distinctes puisqu'elles assurent des risques contraires :

  • l'assurance en cas de vie, c'est tout simplement le versement d'un capital ou d'une rente si on est encore en vie à la fin du contrat (les assurances retraites, obligatoires ou facultatives, sont des assurances en cas de vie).
  • l'assurance décès, au contraire, prévoit le versement d'un capital ou d'une rente si la personne assurée décède avant la fin du contrat.

Bien sûr, si vous êtes un vieux fiu (vieux garçon en patois picard), vous n'avez peut-être pas le souci de penser aux autres.
Mals si vous vivez en couple (déclaré ou non déclaré !), si vous avez des gentils petits garnements ou de gentilles petites filles, vous n'avez pas le droit de ne pas penser à eux s'il vous arrivait de quitter prématurément cette terre.

Les différents types de contrat décès :
Il y a plusieurs sortes d'assurar)ces décès :

  • la temporaire :
    Elle ne dure qu'un temps déterminé à l'avance :
    Exemple : vous avez souscrit un contrat le 1er juillet 1995 un contrat d'une durée de 10 ans.
    Si vous décédez avant le 30 juin 2005, le bénéficiaire du contrat percevra le capital ou la rente que vous avez prévue.
    Mais le premier juillet 2005, vous ne serez plus garanti, "Lassureur" vous dira "merci" et c'est tout.
    Je vois tout de suite que vous allez me dire : "et les cotisations que j'ai versées pendant 10 ans sont perdues ?"
    Oui et alors, quand vous souscrivez un contrat d'habitation et que vous n'avez pas de sinistre, "Lassureur" ne vous rembourse pas les cotisations non plus ?
    Là c'est pareil, et contrairement à ce que vous pensez, c'est la formule la moins onéreuse en assurance décès.
  • la vie entière :
    Elle dure jusqu'à votre décès.
    Tant que vous êtes en vie, le contrat continue et se terminera au jour de votre décès par le versement au bénéficiaire du capital ou de la rente prévu.
    C'est le contrat par excellence pour garantir un capital ou une rente notamment pour permettre à vos héritiers de payer les droits de sucession.
    Mais attention, il ne faut pas attendre 90 ans pour le souscrire car le fisc veille au grain et il fera réintégrer les cotisations versées dans la successsion.

Les garanties des contrats décès :
Certes, tous les contrats se ressemblent ou presque en matière de garantie décès :
Si la personne assuré décède, "Lassureur" verse la prestation prévue au contrat.
Mais un contrat décès garantit aussi l'invalidité totale qui est assimilée au décès dans le fonctionnement de la garantie, c'est là que l'on trouve beaucoup de différences dans la définition de l'invalidité.
Voici par exemple deux définitions tirées de deux contrats différents :

  • "est considéré en invalidité totale l'assuré qui, pour des raisons médicales, se trouve dans l'incapacité d'exercer toute activIté lui procurant gain ou profit"
  • "est considéré en invalidité totale l'assuré qui est classé dans le troisième groupe par la Sécurité Sociale, c'est à dire plus de 66 % d'invalidité + assistance d'une tierce personne"

La différence est de taille ! en effet, dans le premier cas, une personne qui par exemple aura fait un infarctus grave sera reconnu en invalidité totale. 
Mais s'il a souscrit un contrat avec la 2ème définition, il ne sera pas reconnu en invalidité totale puisqu'il peut quand même vivre sans l'assistance d'une tierce personne pour assurer les actes de sa vie quotidienne.

les exclusions :
La différence de qualité entre les contrats peut aussl résider dans les exclusions.

Le suicide figure parmi les exclusions les plus répandues.
Là encore, des différences existent :
Certains assureurs excluent simplement le suicide conscient et volontaire qui consiste en fait à se donner la mort pour faire payer "Lassureur"... ça arrive...
D'autres excluent le suicide pendant la première année de la garantie.
Se suicider, dans la plupart des cas, ça arrive parce que la personne est dépressive, mentalement atteinte, et il s'agit là d'une altération de la santé mentale qui conduit à accomplir l'acte final, cela doit donc être garanti.

Un texte adopté par l'A ssemblée Nationale le 21 juin 2001 oblige les assureurs à couvrir le suicide à compter de la deuxième année d'assurance, comme ça c'est clair ...!

Autres exclusions :


En dehors du risque de guerre qui est toujours exclu, d'autres exclusions peuvent concerner la pratique de sports dangereux : acrobatie, U.L.M., parapente, deltaplane... sports terrestres ou aquatiques à moteur, ski acrobatique, saut à ski, bobsleign, hockey sur glace, boxe, catch, canoë kayak, saut à l'élastique etc...
Également la conduite en état d'ivresse...